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Archives de Catégorie: 3. Fiches

Les fiches

Les fiches demandées par notre commanditaire sont terminées ! Ces fiches présentent simplement et de manière résumé trois thèmes importants à présenter pour toute initiation aux FabLabs : Les Fablabs, les Creative Commons et Arduino.

Ci-dessous, un petit aperçu des fiches en question :

fiches

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Publié par le 17 février 2013 dans 3. Fiches, Définitions

 

Creative Commons : qu’est-ce que c’est ?

We <3 CC

illustration de steren.giannini sur flickr

Nous nous proposons aujourd’hui d’essayer de mieux comprendre ce que sont exactement les Creative Commons.

Attardons-nous un instant sur un point de vue historique.  En France, le droit d’auteur protège toute œuvre dès le moment même de sa création, sans obligation de dépôt. L’auteur dispose alors de deux types de droits fondamentaux : patrimoniaux -qui lui garantissent rétribution pour toute utilisation de son œuvre, ceux-ci sont cessibles par contrat- et moraux -qui lui garantissent le respect de son nom et de sa qualité, ces droits sont irrévocables et incessibles.

Beaucoup trouveront là un système leur rappelant celui du Copyright, système en cours aux Etats-Unis mais qui lui nécessite dépôt à l’office du Copyright à Washington.

Aujourd’hui, avec l’apparition de nouveaux moyens de diffusion, comme notre bien-aimé internet, certains créateurs souhaitent que leurs créations soient diffusées au plus grand nombre et utilisées dans l‘intérêt de tout un chacun, gratuitement et sans la contrainte de devoir établir un contrat à chaque fois.

C’est pourquoi de nouvelles solutions de protection, moins contraignantes, ont été envisagées. Ainsi sont apparus des licences libres et autres mouvements open source, sur lesquels nous ne nous pencherons pas ici, mais qui offraient déjà la possibilité de redistribuer librement des logiciels, et de laisser libre accès à leurs codes sources et dérivés.

Les Creative Commons suivent ce mouvement en proposant une alternative légale à toute personne souhaitant que ses créations ne soient plus soumises aux protections en vigueur dans son pays d’origine.

Le principal avantage de ce système est qu’il laisse les internautes savoir clairement et directement dans quelle mesure il leur est possible ou non d’utiliser, modifier et redistribuer vos créations.

Les six licences Creative Commons permettent donc de gagner du temps en étant assuré d’utiliser une création dans le respect des droits d’auteur, mais aussi en favorisant sa diffusion et son amélioration éventuelle dans l’intérêt du plus grand nombre.

Par exemple, un musicien pourrait décider d’autoriser que sa musique puisse être remixée et rediffusée. Cela lui permettrait notamment de se faire connaître par des canaux qu’il n’aurait pas empruntés autrement.

Dans les faits, les six licences proposées par ce système répondent à l’une des notions essentielles aux FabLabs ; celle de partage du savoir puisqu’en effet, Creative Commons propose des contrats-types pour la mise à disposition d’œuvres numériques.

Un autre avantage est l’absence de documents à signer. Il suffit de remplir un court questionnaire en ligne à l’issu duquel un code html, facilement insérable sur une page web, est généré. Celui-ci présente une image composée des logos de la licence de protection choisie et à laquelle est intégrée un lien menant à la définition de ladite licence.

Toute copie ou communication de la création devra alors être accompagnée de la licence avec laquelle elle a été mise à disposition du public, ou d’un lien vers le texte de cette licence.

Creative Commons propose quatre options qui, selon la combinaison selon lesquelles on les utilisera, composeront l’une des six licences existantes de ce système.

Ces options sont les suivantes :

PATERNITE – Cette option est obligatoire en droit français puisqu’elle garantit le respect des droits moraux de l’auteur. Toute personne utilisant votre création devra vous créditer, sans pour autant suggérer que vous approuvez leur utilisation, ou leur donner votre aval ou soutien.

NCPAS D’UTILISATION COMMERCIALE – Vous autorisez la reproduction, la diffusion et, sauf si vous choisissez l’option ‘pas de modifications’, la modification de votre création pour toute utilisation autre que commerciale à moins que vous n’ayez donné votre autorisation préalable.

SAPARTAGE A L’IDENTIQUE – Vous autorisez la reproduction, la diffusion et la modification de votre création à condition que toute adaptation soit publiée sous les mêmes conditions que les vôtres. Toute personne qui souhaiterait publier une adaptation sous d’autres conditions doit obtenir votre autorisation préalable.

NDPAS DE MODIFICATION – Vous autorisez la reproduction et la diffusion de l’original de votre création mais toute altération nécessite votre autorisation préalable.

.

Les options pas de modification et partage à l’identique s’excluant mutuellement, il reste alors bien six combinaisons possibles constituant les six licences Creative Commons.

BYVous êtes libres de partager (reproduire, distribuer, communiquer), remixer (adapter) et utiliser l’œuvre à des fins commerciales à condition que vous l’attribuiez de la manière indiquée par son auteur (mais pas d’une manière qui laisserait penser qu’ils vous approuvent, vous ou votre utilisation de l’œuvre).

cc by ndVous êtes libres de reproduire, distribuer, communiquer et utiliser l’œuvre à des fins commerciales à condition que vous l’attribuiez de la manière indiquée par son auteur. Par contre, vous n’avez pas le droit de modifier, transformer ou adapter cette œuvre.

by ncVous êtes libres de reproduire distribuer, communiquer et adapter l’œuvre à condition que vous l’attribuiez de la manière indiquée par son auteur et que vous n’en fassiez pas d’usage commercial.

cc by nc ndVous êtes libres de reproduire, distribuer et communiquer l’œuvre à condition que vous l’attribuiez de la manière indiquée par son auteur et que l’utilisation que vous en faites ne soit pas à des fins commerciales.

cc by nc saVous êtes libres de reproduire, distribuer, communiquer et adapter l’œuvre à condition que vous l’attribuiez de la manière indiquée par son auteur et que vous n’en fassiez pas d’usage commercial. Si vous modifiez, transformez ou adaptez cette œuvre, vous n’avez le droit de redistribuer la création qui en découle que sous une licence similaire.

cc by saVous êtes libres de reproduire, distribuer, communiquer, d’adapter l’œuvre et de l’utiliser à des fins commerciales à condition que vous l’attribuiez de la manière indiquée par son auteur et que si vous modifiez, transformez ou adaptez cette œuvre, vous distribuiez la création qui en découle sous une licence identique ou similaire à celle-ci.

Si vous souhaitez en savoir plus, vous pouvez suivre les liens suivants :

Mash-up ou Application Composite

Open Hardware ou Matériel Libre (notamment avec l’imprimante 3D)

& A venir bientôt : supports pédagogiques à imprimer

—–

Sources :  Wikipédia 12 sur les CC, Wikipédia droits d’auteursFAQ Creative Commons France, Licences Creative Commons, le Copyright en France
 
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Publié par le 17 décembre 2012 dans Définitions

 

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Les FabLabs

Image appartenant à Bill Cramer / Wonderful Machines for Forbes
Le nom de FabLab vient de la contraction des mots anglais FABrication LABoratotry, en français, laboratoire de fabrication. Ce sont des ateliers composés de machines et outils, souvent pilotés par un ordinateur. Ces machines permettent de créer ou modifier des pièces ou biens de natures variés, de la branche de lunettes aux objets décoratifs en passant par des engrenages.
.
Ces produits sont produits en très petite série, voir en pièce unique.
fablab-1
image de http://fablabsquared.org/, appartenant à Fabien Eychenne
Le premier FabLab a été créé fin 90s par Neil Gershenfeld, et lancé au média club du MIT (Massachusetts Institutes of Technology, université et centre de recherche américain spécialisé dans les domaines des sciences et de la technologies). Cette idée a été créée suite à un cours du MIT appelé « How To Make (Almost) Anything ». (« Comment fabriquer (presque) n’importe quoi»)
Il a débuté en explorant en quoi une communauté peut devenir plus créative et productive si elle a accès aux technologies nécessaires à un niveau local.
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Ils comportent des informaticiens, designers et artistes.
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Les FabLabs sont unis par une charte mise en place par le MIT : http://fab.cba.mit.edu/about/charter/ (en anglais). Ainsi, un réseau mondial unis chaque FabLab reconnus par cette charte à travers le monde entier. Chacuns des FabLab à travers le monde est indépendant, et ne dépend d’aucun autre financièrement ou de quelques autres manières. Le réseau des Fab Labs est avant tout basé sur la collaboration.
.
En 2012, on dénombre 149 fablabs inscrit à travers le monde (soit 115 de plus que qu’en 2008).
 
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Publié par le 6 décembre 2012 dans Définitions

 

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Arduino ~ définition & initiation

Cette fois, je me rends seule à La Forge des Possibles pour mon tout premier OpenLab. Arrivée en avance, je commence à me torturer la tête à coup de « Dans quoi je m’embarque, je connais rien à tout ça, je vais passer pour une niaise »… Pas le temps de penser plus, des gens arrivent.

Sont présents :

  • Un couple (presque) aussi ignorant que moi venu pour tâter de l’Arduino
  • Lucas, un jeune garçon déjà bien impliqué dans le FabLab, il allume son ordinateur personnel et commence à bosser sur Scratch, un logiciel de code « simplifié »
  • Deux jeunes femmes dont l’une va désosser une unité centrale sous mes yeux ébahis
  • Emmanuelle Roux, la créatrice de La Forge, qui va s’occuper de notre baptême Arduino

Petite introduction pour commencer.
Arduino késako ?
Effectivement, bien qu’ayant fait des recherches sur le sujet, je reste dans le flou.
Arduino donc est composé de deux éléments. Un objet et un logiciel : une carte électronique et une plateforme de développement qui va permettre de programmer cette dernière.
Expliqué par quelqu’un qui s’y connait, ça devient tout de suite plus clair !
Arduino, c’est aussi une volonté de ses concepteurs de partage, de vulgarisation de la technologie, et surtout de collaboration. Les plans de la carte sont en open-source, c’est-à-dire qu’ils sont disponibles sur internet gratuitement (par exemple pour la carte Uno). Le logiciel est en téléchargement libre ici.
Il existe différents type de cartes qui possèdent différents composants. Et puis, on peut y rajouter des tas de choses.
Pour la genèse d’Arduino et plus d’informations sur le concept en lui-même, je vous recommande de lire cet article, très complet.

Moi j’ai droit à la carte Duemilanove :

Image

Le premier exercice semble tout bête : faire clignoter la LED, un genre de petite ampoule, intégrée à la carte. Tout d’abord, on branche la carte à l’ordinateur via un cable USB tout simple. On ouvre le logiciel et là … Grosse panique, design minimaliste au possible, je ne sais pas quoi faire!

logiciel

Fort heureusement il y a des codes pré-enregistrés, suffit de les ouvrir. Un clic sur l’icône de téléversage : Imagequi fait rentrer le code dans la carte : Et hop, ma LED clignote. Les doigts dans le nez !

Je vous passe les variantes « faire clignoter la LED plus ou moins vite » et je passe directement à l’exercice final, celui qui m’a rendue le plus fière, j’ai nommé « Faire un feu tricolore »! Oui, je sais, c’est la classe.

Tutoriel rapide
Matériel :

  • 1 Carte Arduino
  • 1 Ordinateur
  • 1 câble USB
  • 1 Shield « carte de prototypage rapide » (Une plaque pleine de trous, en rouge sur la photo, qui va permettre de brancher beaucoup plus de composants sur la carte Arduino que ce qu’elle pourrait recevoir en temps normal. Les « shields » sont des accessoires qui ajoutent de nouvelles fonctionnalités à la carte Arduino.)
  • 3 LED (une rouge, une verte, une orange, principe du feu tricolore oblige.)
  • 3 Résistances
  • 1 Potentiomètre (Bouton qu’on tourne pour moduler une intensité, ici on l’utilisera pour faire clignoter les LED plus ou moins rapidement)

Première étape : Branchement des composants.
Alors, je sais pas pour vous, mais moi, les cours de Technologie du collège sur les circuits en série ou parallélépipèdement rectangulaires, me semblent vraiment lointains. Du coup, retour aux bases.
Normalement, vous devez obtenir un truc dans ce genre là :

Image

Petit schéma un peu plus parlant :
schema tuto arduino

Deuxième étape : Écriture du code
Je vous donne celui dont je me souviens, il est correct « codiquement » parlant, mais n’ayant pas de carte Arduino et autres composants électroniques chez moi, je n’ai pas pu le re-tester. Si jamais il y a des erreurs, n’hésitez pas à me les signaler !
Les « //Blablablas » en gris, ce sont des commentaires personnels pour expliquer un peu quoi sert à quoi. Les deux // permettent de ne pas les prendre en compte dans l’exécution du code.
En bleu, ce sont des constantes prédéfinies qui permettent, entre autre, de mieux lire le code. Je suis pas sûre d’avoir bien compris tout ça donc je vous renvois sur ces explications (en français) du site officiel d’Arduino.

//Donner un nom à chaque élément connecté à la carte et préciser où est-ce qu’il est branché
int LedRouge = 0;
int LedOrange = 1;
int LedVerte = 2;
int Potentiometre = A0;
//La valeur de base du potentiomètre est de 0
int sensorValue = 0;
//Je sais pas trop comment expliquer ça, le « void setup » c’est ce qui va se lancer une seule et unique fois au tout début
void setup() {
//Mettre les Leds en «sortie»
pinMode(LedRouge, OUTPUT);
pinMode(LedOrange, OUTPUT);
pinMode(LedVerte, OUTPUT);
}

//Le « void loop » sont les actions qui vont se faire en boucle
void loop() {
sensorValue =
analogRead(Potentiometre); //Lire la valeur du potentiomètre
digitalWrite(LedRouge, HIGH); //Allumer la Led Rouge
delay(sensorValue); //Attendre le temps indiqué par la valeur du potentiomètre
digitalWrite(LedRouge, LOW); //Éteindre la Led Rouge
digitalWrite(LedOrange, HIGH); //Allumer la Led Orange
delay(sensorValue); //Attendre le temps indiqué par la valeur du potentiomètre
digitalWrite(LedOrange, LOW);
digitalWrite(LedVerte, HIGH);
delay(sensorValue); //Attendre le temps indiqué par la valeur du potentiomètre
digitalWrite(LedVerte, LOW);
}

Troisième étape : Téléverser le code
En cliquant simplement sur la petite icône
téléversage

Quatrième étape : Jouer avec le potentiomètre et s’auto-congratuler !

Et voilà !
Une vraie découverte pour moi qui n’y connaissait, j’ose le dire, strictement rien.
Alors bien sûr,
une fois rentrée, j’ai google-isé la chose pour voir ce que les gens font de cet outil incroyable.
Et qu’est-ce qu’ils font les gens ?
Des trucs incroyables :

 
 

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